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La métallurgie du cuivre en Egypte et en Afrique dans les collections fédérales: Contextualisation, Conservation et Valeur patrimoniale (EACOM)

Projet de recherche BR/143/A3/EACOM (Action de recherche BR)


Personnes :

  • Dr.  DELVAUX Luc - Musées Royaux d'Art et d'Histoire (MRAH)
    Coordinateur du projet
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019
  • Dr.  SMITH Alexandre - Musée Royal de l'Afrique Centrale (MRAC)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019
  • Dr.  DE PUTTER Thierry - Musée Royal de l'Afrique Centrale (MRAC)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019
  • Dr.  DEGRYSE Patrick - Katholieke Universiteit Leuven (K.U.Leuven)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019
  • Dr.  NIKIS Nicolas - Université Libre de Bruxelles (ULB)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019

Description :

DESCRIPTION DU PROJET

Le projet EACOM vise à re-contextualiser et à accroître la valeur qualitative du matériel lié à la métallurgie du cuivre dans deux collections scientifiques fédérales belges, à travers une étude pluridisciplinaire des chaînes opératoires du cuivre en Égypte ancienne ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. Des similitudes technologiques et matérielles ont été identifiées entre ces deux régions, raison pour laquelle les Musées Royaux d’Art et d’Histoire (MRAH) et le Musée Royal d’Afrique Centrale (MRAC) ont choisi de collaborer sur ce projet. Cette collaboration augmentera l’impact scientifique et sociétal de leurs collections respectives en offrant une meilleure compréhension du contexte des débuts de la production et de l’usage du cuivre.

Les objectifs suivant ont été définis:

1. Procéder à l’inventorisation et à la contextualisation de tout le matériel ayant trait à la métallurgie du cuivre dans les institutions scientifiques fédérales belges.
2. Contribuer de manière significative à la compréhension des variations synchroniques et diachroniques dans les processus anciens et traditionnels du travail du cuivre en Égypte pharaonique et en Afrique sub-saharienne.
3. Accroître la visibilité et l’impact sociétal du patrimoine fédéral par des activités de valorisation scientifique et grand public.
4. Améliorer l’accessibilité des données pour les chercheurs.
5. Souligner l’expertise belge dans l’étude des techniques métallurgiques anciennes.
6. Définir un protocole de conservation pour la préservation des éléments fragiles de ces collections faisant appel à des méthodes modernes de conservation et de restauration.

Dans une première phase, tout le matériel pertinent disponible aux MRAH et au MRAC sera rassemblé (artefacts, archives de fouilles, etc.), son état de conservation évalué et des mesures de conservation/restauration prises quand nécessaire. Des enregistrements numériques utilisant de la photographie haute résolution et de l’imagerie interactive (technologie PLD) seront réalisés et rendus disponibles dans les bases de données du musée ainsi que sur internet.

Dans une seconde phase, le travail se concentrera sur l’évolution diachronique et les variations régionales de chaque étape du travail du cuivre, depuis l’extraction jusqu’à l’objet achevé. A cette fin, des données archéologiques, ethnographiques et archéométriques seront rassemblées et confrontées au matériel dans les collections.

Les hypothèses de travail définies au cours de ces deux phases seront vérifiées par des analyses archéométriques menées par le troisième partenaire du projet, le Centre pour les Sciences Archéologiques de la KU Leuven, ainsi que par des reconstitutions expérimentales entreprises sur l’Archéosite d’Aubechies et in situ à Ayn Soukhna en Égypte. Ces analyses porteront sur des questions ciblées, tels que la nature et l’origine des minerais, la composition et la réactivité des argiles, la composition et la température des atmosphères oxydo-réductrices, etc.

Le projet s’appuiera donc sur l’expertise complémentaire des institutions scientifiques partenaires (MRAH, MRAC, ULB, KU Leuven), permettant de confronter et d’examiner les données récoltées à travers divers domaines dans une approche réellement interdisciplinaire combinant l’archéologie, l’archéométrie, l’ethnographie et l’archéologie expérimentale.

Sur un plan scientifique, l’impact escompté de la recherche est double. D’une part, elle offrira une contribution majeure à la compréhension de la chaîne opératoire du cuivre en Méditerranée orientale et en Afrique. D’autre part, elle consolidera la pertinence des données étudiées faisant d’elles des collections de référence pour toute recherche future dans le domaine. En ce qui concerne la société en général, le projet mettra en évidence l’importance scientifique et patrimoniale des collections nationales qui témoignent du rôle historique joué par la politique scientifique belge dans la recherche en Egypte et en Afrique centrale, un rôle que les institutions scientifiques et les universités belges continuent de remplir aujourd’hui. Finalement, le projet offrira aux décisionnaires une meilleure compréhension du potentiel des collections fédérales et contribuera à leur fournir une base de référence dans la gestion des collections patrimoniales et dans l’orientation de politiques de gestion futures.

Plusieurs résultats sont attendus au terme de ce projet :
1. L’inventorisation et l’étude des collections liées à l’archéologie du travail du cuivre aux MRAH et au MRAC, répercutée dans les bases de données et les catalogues des musées.
2. Des publications scientifiques.
3. Une publication grand public illustrant les pièces les plus significatives des collections concernées.
4. Une présentation permanente sur l’archéométallurgie aux MRAH.
5. La constitution d’une collection de référence au sein de l’ESF pour la métallurgie du cuivre.
6. La rédaction d’un protocole de « best practice » pour la conservation de ces collections.


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