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Banque de données projets FEDRA

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Exclus ou bienvenus ? Réseaux d’immigrants étrangers en Belgique, ca. 1840-1890 (IMMIBEL)

Projet de recherche BR/143/A3/IMMIBEL (Action de recherche BR)


Personnes :

  • Dr.  WINTER Anne - Vrije Universiteit Brussel (VUB)
    Coordinateur du projet
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019
  • Dr.  WILLEMS Bart - Archives de l'Etat (AE)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019
  • Dr.  GREEFS Hilde - Universiteit Antwerpen (UA)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019
  • Dr.  BERTRAMS Kenneth - Université Libre de Bruxelles (ULB)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2014-15/3/2019

Description :

DESCRIPTION DU PROJET

Ce projet a pour objectif d’examiner l’étendue et la nature de rencontres et de confrontations socio-culturelles issues de l’immigration vers la Belgique entre ca. 1840 et 1890 par le biais d’une analyse transdisciplinaire et interdisciplinaire et la valorisation d’une collection d’archives exceptionnellement riche, mais peu exploitée, du patrimoine historique fédéral. Situé au carrefour de l’histoire des migrations, de l’histoire maritime, de l’histoire des sciences et des techniques et enfin de la politique sociale, ce projet s’appuie sur ces ressources exceptionnelles pour cartographier les caractéristiques des flux migratoires étrangers vers la Belgique, ainsi que pour éclairer les différents processus d’interaction avec leurs sociétés d’accueil. Le projet se concentre sur une période dense de l’histoire belge et européenne, qui se caractérise par une hausse de la mobilité et une accélération de l’intégration économique. Cette période a également vu l’émergence de l’Etat-Nation « moderne » au sein duquel la distinction entre « étranger » et « national » prend de l’importance. Concrètement, le projet vise (1°) à cartographier l’étendue, la chronologie et les profils de la migration extérieure à destination de la Belgique durant le 19ème siècle et (2°) à explorer les dimensions politiques, économiques, sociales et culturelles des interactions des migrants avec différentes couches de la sociétés belges. La thèse sous-jacente du projet est qu’une mobilité et une circulation internationales croissantes – bien plus qu’un processus de migration singulière – ont eu une influence profonde sur l’histoire économique, politique, culturelle et sociale de l’Europe du 19ème siècle en général et de la Belgique en particulier. Les résultats de la recherche contribueront non seulement à améliorer notre connaissance de l’histoire « nationale » de la Belgique contemporaine mais permettront également de mieux saisir les débats majeurs en histoire des migrations, y compris à propos de la nature d’une « transition de la mobilité » présumée (Lucassen & Lucassen, 2009), des interactions entre politiques étatiques et régimes migratoires (Noiriel, 1998 ; Rosental, 2011), du rôle des « chaînes » et réseaux migratoires (Wegge, 1998 ; Lesger et al., 2002), des dimensions internationales de l’« économie de la connaissance » (Black, 2013) et de l’intégration à long-terme des marchés internationaux du travail (Hatton & Williamson, 2006).

En phase avec les innovations conceptuelles récentes dans le domaine des études et de l’histoire de la migration, ce projet intègre trois niveaux d’analyse, à savoir une échelle de type « macro » qui renvoie aux conditions structurelles, une échelle « méso » qui renvoie aux institutions et réseaux sociaux et, enfin, un niveau « micro » qui renvoie aux caractéristiques des individus et ménages. Chaque niveau s’intègre dans des questionnements distincts qui nécessite des méthodes spécifiques, qui vont des statistiques quantitatives consolidées, de l’analyse des parcours de vie et des réseaux sociaux (social network analysis) à l’étude de trajectoires individuelles.

Si des analyses statistiques globales peuvent être menées pour l’intégralité des migrants étrangers recensés dans les sources, une analyse qualitative approfondie (niveaux méso et micro) portera sur trois groupes distincts. Ces groupes-cibles illustrent la grande diversité sociale de l’immigration vers la Belgique et ses interactions avec la société belge : (1°) les étrangers expulsés, c’est-à-dire les migrants « indésirables » en butte avec les politiques répressives de l’Etat ; (2°) les marins travaillant dans l’un des segments du marché du travail le plus internationalisé et (3°) les scientifiques, techniciens, membres de la communauté universitaire et autres « acteurs de la connaissance » qui ont contribué à la diffusion de nouvelles idées et technologies dans le sillage d’avènement de la seconde révolution industrielle en Belgique.

Ce projet n’est réalisable qu’à l’appui d’un certain nombre de sources d’archives, qui font partie du patrimoine historique fédéral des Archives Générales du Royaume. On y trouve notamment plus de 150.000 fiches individuelles d’étrangers appartenant à la première série des collections de la Sûreté Publique (1840-1890), 40.000 entrées dans le registre des marins, 13.000 arrêtés royaux d’expulsion, 2.700 demandes individuelles du statut de domicilié et 4.800 requêtes de naturalisation sur la même période. En recourant de manière optimale aux techniques de l’histoire digitale et du record linkage, combinées aux analyses de type statistique, GIS, parcours individuel, social network ou qualitatif, la force de la méthode proposée réside dans sa possibilité de procéder à trois types de combinaison : une analyse quantitative consolidée avec une analyse de qualitative approfondie, une analyse transversale et multisectorielle, enfin une analyse diachronique et spatiale. L’accès à ces sources sera nettement amélioré tant pour le grand public que pour la recherche future par l’intégration des bases de données qui en résultent dans le moteur de recherche et le catalogue en ligne des Archives Générales du Royaume (www.arch.be).

Le projet débouchera sur une base de données publique mise en ligne, deux doctorats publiés en tant que monographie, dix présentations lors de conférences académiques, dix articles dans des revues scientifiques internationales avec comité de lecture, trois articles dans des revues scientifiques nationales avec comité de lecture, l’organisation d’exposés publics et d’une journée d’étude de conclusion à destination du grand public.


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