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Banque de données projets FEDRA

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Les fondements de l’entreprise sociale. (If not for profit, for what ? and how ?) Développer la connaissance interdisciplinaire et intégrée des entreprises sociales et de l’entrepreneuriat social.

Projet de recherche P7/42 (Action de recherche P7)


Personnes :

  • Prof. dr.  DEFOURNY Jacques - Université de Liège (ULG)
    Coordinateur du projet
    Partenaire financé belge
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017
  • Prof. dr.  NYSSENS Marthe - Université Catholique de Louvain (UCL)
    Partenaire financé belge
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017
  • Prof. dr.  HUDON Marek - Université Libre de Bruxelles (ULB)
    Partenaire financé belge
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017
  • Dr.  JEGERS Marc - Vrije Universiteit Brussel (VUB)
    Partenaire financé belge
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017
  • Dr.  HOCKERTS Kai - Copenhagen Business Schoo (COPBS)
    Partenaire financé étranger
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017
  • Dr.  BORZAGA Carlo - European Research Institute on Coop. And Social Enterprises (EURICSE)
    Partenaire financé étranger
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017
  • Dr.  YOUNG Dennis - Georgia State University (GSU)
    Partenaire financé étranger
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017
  • Dr.  BEN-NER Avner - University of Minnesota (UMN)
    Partenaire financé étranger
    Durée: 1/10/2012-30/9/2017

Description :

Objectifs

Ce projet est consacré à l’étude des entreprises sociales, définies comme des organisations qui combinent une dynamique entrepreneuriale de production de biens ou services avec la primauté de leurs objectifs sociaux. Le projet vise à identifier et à théoriser les spécificités des entreprises sociales, qui se situent au carrefour du marché, de l’état et de la société civile. Malgré une recherche en plein essor dans ce domaine, il reste de nombreuses zones d’ombre concernant les motivations et les stratégies par lesquelles des entrepreneurs identifient des opportunités d’innovation sociale et les concrétisent à travers des modèles sans finalité lucrative (If not for profit, for what ?) En outre, les recherches concernant la manière dont ces modèles sont gérés et diffusés restent peu développées à ce jour (and how ?).
L’émergence de l’entreprise sociale pose des questions de recherche fondamentales auxquelles ce projet entend répondre

∙ En comprenant mieux les raisons d’être et les motivations inhérentes à la création des entreprises sociales et à leur soutien par des acteurs publics et privés à but lucratif
∙ En mettant en exergue des modèles de gestion et des stratégies de diffusion permettant aux entreprises sociales de mieux remplir leurs rôlles:

Outre les contributions à la recherche fondamentale sur l’entreprise sociale comme un type spécifique d’organisation, ce projet entend enrichir la littérature sur les associations (“nonprofit organizations”) et les coopératives (deux sous-ensembles majeurs d’entreprises sociales) ainsi que des cadres théoriques plus larges sur les organisations et l’entrepreneuriat. En effet, en tant que modèle organisationnel complexe et hybride, combinant propriété privée, activité économique et objectifs sociaux, l’entreprise sociale questionne un certain nombre de fondements en économie et en gestion. En assemblant des connaissances approfondies et interdisciplinaires sur l’entreprise sociale et en mobilisant et questionnant dans un effort conjoint les cadres théoriques utilisés par les partenaires (principalement la micro-économie, la sociologie organisationnelle, l’entrepreneuriat et la psychologie), cette proposition vise à enrichir les paradigmes aussi centraux que la firme (niveau organisationnel) et le processus entrepreneurial (identification des opportunités et création de valeur). L’étude approfondie du rôle et du fonctionnement des entreprises sociales contribue donc à la recherche plus large sur la diversité organisationnelle au sein de nos économies.

Description

Structure

La proposition est structurée en 6 axes correspondant aux principaux défis de recherché identifiés. Tous les axes étudient dans quelle mesure le modèle de l’entreprise sociale interroge la recherche d’au moins deux manières: si ce type d’entreprise n’est pas organisée autour du profit, quel est le moteur ? (if not for profit, for what ?) et comment est-elle gérée ? (and how ?) Les axes forment donc un tout cohérent répondant à un effort de recherche fondamentale conjointe aux partenaires.

• Axe 1 : Innovation sociale et opportunités sociales
Pour construire une “théorie de l’offre”, les processus d’entrepreneuriat social doivent être mieux théorisés, en particulier l’identification et la concrétisation des opportunités d’innovation sociale que l’on peut définir comme étant “les activités et services innovants motivés par l’objectif de rencontrer des besoins sociaux et principalement produits et diffusés par des organisations dont les objectifs principaux sont sociaux“ (Mulgan, 2007:8).

• Axe 2 : Financement des entreprises sociales
Les entreprises sociales se distinguent des entreprises traditionnelles notamment dans la manière dont elles financent leurs activités. Cet axe vise à développer les éléments constitutifs d’une théorie financière de l’entreprise sociale, intégrant la “double bottom-line” en termes de performance financière et sociale. Quatre éléments seront traités de manière approfondie : (1) la relation entre fonds propres et dettes (structure de capital), (2) l’extension de la « benefits theory » liant les ressources opérationnelles aux services offerts, au cycle de vie organisationnel et au modèle d’entreprise sociale, (3) les banques sociales et leur rôle dans le financement des entreprises sociales et (4) le lien entre le type de subsides et la performance globale de l’entreprise sociale.

• Axe 3 : Emploi et gestion des ressources humaines
Les entreprises sociales mobilisent des politiques de motivation spécifiques visant à aligner les efforts des employés sur les objectifs organisationnels. Ces spécificités influencent, par exemple, le niveau et le type de contrôle du travail, les conditions de travail, et la discrimination à l’embauche. En outre, la combinaison de travail salarié et bénévole interroge les relations entre individus comme membres de divers groupes sociaux. Ces questions sont analysées à travers des grilles relevant de l’économie du travail, de la gestion des ressources humaines, de la psychologie organisationnelle et des théories du genre.

• Axe 4 : Gouvernance en entreprise sociale
Les entreprises sociales ont des pratiques de gouvernance relativement spécifiques, telles que la recherche de prises de décisions démocratiques, un fonctionnement participatif incluant selon les cas les bénéficiaires, les financeurs et/ou d’autres parties prenantes, et par conséquent, l’émergence de conseils d’administration « multi-stakeholder ». La présence de différentes parties prenantes dans les structures de gouvernance, en ce compris les bénéficiaires, interroge les interactions entre les entreprises sociales et leur environnement. A l’aide des théories institutionnelle et de la dépendance aux ressources, cet axe vise à théoriser de nouveaux modes de gouvernance prenant en compte les pratiques spécifiques des entreprises sociales.

• Axe 5 : Modèles d’entreprise sociale et processus d’institutionnalisation
Tout d’abord, l’émergence des modèles d’entreprise sociale sera conceptualisée à l’aide des théories institutionnelles. Cet exercice impliquera tant les facteurs structurels que les stratégies endogènes par lesquelles les entreprises sociales, en tant qu’ “entrepreneurs institutionnels”, contribuent à façonner les politiques publiques et les arrangements institutionnels d’une manière qui légitimise leurs modèles spécifiques. Ces modèles seront ensuite approfondis et comparés dans différents pays, en évaluant l’influence d’une série de facteurs culturels, économiques et socio-politiques (y compris les politiques publiques) à travers des études comparatives dans ces pays.

• Axe 6 : Intégration des résultats et contributions théoriques
Un dernier axe sera consacré à l’intégration des principaux résultats. L’objectif de cette intégration est d’évaluer dans quelle mesure ces résultats contribuent à interroger les théories existantes sur les associations (« nonprofit organizations »), les entreprises sociales et les organisations en général.

Méthodologies

Les méthodologies utilisées seront basées sur des outils tant quantitatifs (analyses multivariées et économétrie) que qualitatifs (études de cas, analyses de contenu et de discours, perspectives diachroniques), selon l’expertise respective de chaque partenaire. La pertinence des propositions théoriques seront testées dans cinq secteurs dans lesquels les entreprises sociales jouent un rôle important, principalement dans le contexte belge et européen mais aussi, le cas échéant, dans d’autres parties du monde : les soins de santé, les services aux personnes, la microfinance, les énergies renouvelables et l’insertion de travailleurs peu qualifiés.


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