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Une analyse de la relation entre participation citoyenne, politique publique et satisfaction (ARBOT)

Projet de recherche TA/00/07 (Action de recherche TA)


Personnes :


Description :

Le projet se base sur des résultats récents et sur la littérature internationale sur le capital social pour essayer de répondre à trois questions :

- Quel est le lien entre la qualité 'objective' de la politique publique et la satisfaction 'subjective’ des citoyens?
- Quel est l'effet de la participation (politique) des citoyens sur la politique publique et sur leur évaluation de la politique ?
- Qu’est-ce qui explique l’inégalité dans la participation des citoyens ?

D’abord, les chercheurs étudieront la relation entre la qualité objective de la politique et la satisfaction ‘subjective’ des citoyens. Pour mesurer la satisfaction subjective, la recherche se basera sur des sondages de l’opinion. Pour mesures la qualité objective de la politique il sera fait référence à des résultats tangibles comme par exemple l’introduction d’un système de e-government, ou la capacité de mener une politique efficace en terme de relation entre coûts et résultats. Dans un premier temps les chercheurs essayeront de voir si et à quel point les citoyens reconnaissent les pouvoirs publics les plus efficaces. Une relation positive entre la qualité de la politique et le degré de satisfaction des citoyens est attendue. Il est donc supposé que les citoyens sont capables d’évaluer correctement la qualité de la politique. Cette hypothèse a été confirmée par les résultats de Verlet et. al (2005) qui montrent que les habitants de trois grandes villes flamandes (Anvers, Gand et Bruges) jugent vraiment la politique menée dans leur ville.

Mais il n’est pas toujours évident pour les citoyens de trouver l’information nécessaire sur la qualité de la politique et donc de la juger correctement. On peut facilement se former une opinion sur la qualité des voiries communales, mais il est déjà plus difficile d’évaluer la situation financière du pouvoir public. Par conséquent, il peut très bien y avoir une différence (importante) entre la qualité objective et l’évaluation subjective par les citoyens. Le citoyen peut être très satisfait d’une politique objectivement médiocre, en raison d’une information incomplète ou incorrecte. Il ou elle peur par contre se montrer très critique d’une politique objectivement bonne et efficace, parce que le pouvoir public communique mal ou parce qu’il met en chantier des initiatives qui ne sont pas jugées importantes par les citoyens.

La deuxième phase du projet se concentre sur les effets de la participation (politique) des citoyens – ou, plus en général, la présence de capital social – sur la politique et sur leur évaluation de cette politique. La recherche internationale a démontré qu’il y a une relation positive entre la participation des citoyens et la qualité objective de la politique ainsi que la satisfaction ‘subjective’ des citoyens. On peut donc s'attendre à une augmentation de la qualité de la politique au cas où les responsables politiques adaptent leur prestations sous pression de l’opinion publique. Dans la littérature cet effet est expliqué par le fait que les citoyens participants sont plus critiques et mieux informés et qu’il sont par conséquent plus facilement menés à demander une politique de bonne qualité. Le fait que la présence de capital social est associée avec une perception positive de la qualité de la politique peut s’expliquer par le fait que les citoyens qui participent activement ont une attitude généralement plus positive. Cette deuxième phase de la recherche peut donc donner une réponse à la question si c’est vraiment la qualité de la politique que est relatée au capital social, ou seulement une perception plus positive de n’importe quelle politique.

Dans cette analyse il faut aussi tenir compte de la façon dont la société civile est enlacée avec les pouvoirs public communaux. Certaines organisations sont présentes dans l’exécution de la politique communale et tenterons donc de l’influencer. Ils essayeront de signaler aux acteurs politiques les problèmes qu’ils rencontrent, et de cette façon ils cherchent à entrer activement au système politique. Il est clair que les organisations peuvent trouver plus facilement une entrée que les citoyens individuels. Cela crée le phénomène de ‘mobilisation of bias’. Les intérêts des citoyens organisés sont mieux entendus que ceux des autres. Les citoyens organisés seront donc plus positifs dans leur évaluation de la politique, précisément parce que la politique tient compte de leurs souhaits. Il faut remarquer toutefois que ce qui est bon pour une organisation ne l’est pas nécessairement pour une autre. Un réseau dense d’organisations peut donc avoir un effet positif (plus de pression sur les acteurs politiques) ou négatif (les divergences entre les associations) sur la politique et sur son évaluation. En outre on peut s’imaginer que des citoyens qui essayent d’influencer la politique communale peuvent être frustrés s’ils n’arrivent pas à faire passer leurs idées. Un membre d’un conseil consultatif par exemple peut être déçu quand il ou elle se rend compte que ses suggestions one été ignorées. Toutes ces nuances nous montrent que la relation entre la participation à la politique et l’évaluation de la qualité de la politique est loin d’être évidente.

Le capital social présent n’a pas le même niveau dans toutes les communes belges. Des conditions sociales différentes influencent en effet la possibilité de créer des réseaux, de créer des liens de solidarité et de confiance mutuelle. Cela peut par exemple se mesurer en regardant la participation électorale ou le nombre d’associations dans les communes. La littérature mentionne également l’hétérogénéité de la population comme facteur important (moyens financiers, culture, groupes ethniques, nationalité, …). La participation des citoyens à la société civile est également influencée par le profil individuel des citoyens. La scolarisation par exemple a un effet positif sur la participation. La troisième phase et la troisième question de notre projet tenteront donc de mesurer et d’expliquer cette inégalité de la participation et de la présence de capital social.

Les données disponibles ayant été rassemblées surtout au niveau communal, c’est ce niveau qui sera au centre des analyses. La distance entre le citoyen et la politique étant plus petite à ce niveau-là les communes sont un excellent laboratoire de recherche. En outre, la plupart des recherches internationales jusqu’a présent ont traité du capital social au niveau national ou régional. Il existe très peu sur le niveau communal.

Pour répondre à ces trois questions surtout des analyses quantitatives seront choisies, en faisant appel à des données rassemblées par les groupes de recherche engagées dans ce projet.


Documentation :

Democratie en de kloof tussen discours en praktijk. Burgerparticipatie, overheidsbeleid en tevredenheid op het lokale niveau (ARBOT) : eindrapport  De Koster, Katrien - Kampen, Jarl - Caluwaerts, Didier ... et al  Brussel: Federaal Wetenschapsbeleid, 2010 (SP2195)
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