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La mobilisation politique et les nouvelles technologies de communication: une étude à divers niveaux sur la fracture numérique (INTERMOB)

Projet de recherche TA/00/09 (Action de recherche TA)


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Description :

À l’intérieur de la littérature scientifique il existe un consensus sur l’importance de la participation politique comme une partie indispensable à un système politique démocratique bien fonctionnant. D’une part les expériences de participation peuvent mener à l’intériorisation de valeurs démocratiques et attitudes, ce qu’on appelle ‘l’école de la démocratie’. D’autre part la participation a aussi des avantages externes, puisque des plus grands groupes de la population reçoivent accès au processus politique de décision, de la sorte qu’elle peut faire entendre sa voix dans le processus de décision. Pour les groupes plus faibles dans la société l’usage de leur nombre est souvent la seule manière à faire entendre sa voix dans la politique.

Avec la progression rapide de l’Internet, et plus général des TIC, depuis les années ’90 et la pénétration de ces dernières dans presque tous les domaines de la vie, plusieurs hypothèses ont déjà été formulées concernant l’influence possible de l’Internet sur les modes de participation. Tandis que certains auteurs craignent que l’Internet aura une influence négative sur le niveau de participation, d’autres affirment en revanche que le nouvel média peut avoir une influence favorable à la participation politique. Dans la littérature il y a aussi une discussion sur la question si l’Internet mobilisera de nouveaux groupes de la population, qui étaient jusqu’à présent insuffisamment représentés (la thèse de la mobilisation), ou si le médium mènera seulement à un renforcement des inégalités établies (la thèse du renforcement). L’existence de la participation dépend pour une bonne partie de la présence de structures de mobilisation et de campagnes, comme des mouvements sociales, des partis politiques ou des mass media. Des recherches antérieures démontraient déjà que les structures traditionnelles de mobilisation comme des partis politiques reculent en faveur de structures plus récentes comme les mass média. La question principale de ce projet est si ce processus de remplacement continuera encore, et si l’Internet et d’autres formes des nouvelles technologies de communication deviennent progressivement plus importants comme instrument de mobilisation. De plus nous nous interrogeons sur les conséquences démocratiques qui pourraient avoir une telle tendance de remplacement. Autrement dit : Pourrait-on s’attendre à ce que l’Internet aura une influence positive, ou bien négative au caractère démocratique de la participation politique dans la civilisation occidentale ?

La majorité de la recherche d’aujourd’hui sur la participation politique s’est limitée jusqu’ici à un seul niveau d’analyse, c’est-à-dire celui de l’utilisateur individuel. À ce niveau, en effet des grandes inégalités sont constatées à la suite de différents âges, grades d’éducation et sexe (‘la fracture numérique’ ou ‘digital divide’). Cependant, la participation politique se compose chaque fois de trois niveaux. Il y a le niveau de l’utilisateur individuel (micro). En outre il existe des organisations qui mobilisent pour l’action politique (meso). Au méso niveau la question qui se pose est si les organisations qui disposent de moins de ressources, ont plus de possibilités de mobilisation à cause d’un prix d’achat assez bas pour les TIC. L’hypothèse contraire est que le développement d’un site Internet attractif et varié demande des grands efforts, de sorte que les organisations plus riches jouissent ici aussi d’un avantage compétitif. Donc, aussi au niveau des organisations on peut avoir à faire avec une tendance de renforcement comme avec une tendance de mobilisation. Enfin il y a le système politique, qui fonctionne comme cible pour la participation politique et la mobilisation (macro). Cependant à ce niveau le potentiel politique de l’Internet est aussi problématique. La plupart des études considère, implicitement ou non, que le média qui est utilisé par les citoyens à exprimer leurs préférences, n’a pas d’influence sur l’effectivité finale du comportement de participation. L’on pourrait toutefois supposer que les responsables politiques prêtent moins d’attention aux messages qui demandent relativement peu d’effort de l’expéditeur, comme par exemple de faire suivre une pétition d’Internet. C’est pourquoi il est aussi important de prêter attention à la façon à laquelle les autorités et les organismes publics manient l’information qui leur a été donné via TIC par les citoyens.

Dans ce projet de recherche on étudiera tous les trois niveaux, afin d’arriver à une image plus étendue de l’impact démocratique de l’Internet et d’autres nouvelles formes de technologies de communication. De ce fait la question fondamentale se divise en trois questions : (1) Est-ce que les TIC renforcent les inégalités existantes au niveau du participant individuel ? (2) Est-ce que les TIC font en sorte que le seuil financier soit plus bas pour les acteurs collectifs qui désirent mobiliser ? (3) Est-ce que les TIC mènent à une interaction plus réussie entre les citoyens et le système politique ?

La première question sonde surtout dans quelle mesure tous les groupes démographiques utilisent au même degré les applications TIC. L’étude sur la ‘fracture numérique’ indique que surtout les femmes, les plus âgés et les moins qualifiés sont ici insuffisamment représentés. Des études plus récentes indiquent qu’il est vrai que l’abîme a été réduit, mais certainement pas disparu, en tous cas pas quand on associe l’intensité de l’usage dans l’analyse. De ce fait, l’usage d’applications TIC pour la participation politique pourrait mener à un renforcement des inégalités, plutôt qu’à une réduction des inégalités.

La deuxième question s’est inspirée de l’étude d’aujourd’hui sur les conséquences des TIC pour les mouvements sociaux. Dans quelques cas l’usage des TIC peut en fait mener à un seuil financier plus bas pour les organisations qui veulent atteindre un public plus large. L’introduction n’aura cependant pas le même impact pour toutes sortes de mouvements et d’organisations. De ce fait l’usage des TIC semble certainement pour les mouvements sociaux, qui ont en général un fort caractère de réseau, très alléchant. En particulier toutes sortes de coordination internationale et de mobilisation deviendraient en principe plus faciles en utilisant les TIC.

La troisième question traite l’impact politique final de la participation politique et de la mobilisation. Est-ce que les messages de participation qui sont relayés à l’aide des TIC reçoivent autant d’attention et d’écho que les messages qui sont transmis par la voie traditionnelle ? Les autorités sont naturellement harcelées avec toutes sortes de communication et d’agrégation d’intérêts. Elles développent toutefois aussi des procédures afin de rationaliser cette information et la question qui se pose ici est de quelle manière manie-t-on l’information qui se sert des TIC. En d’autres termes ; dans quelle mesure de démocratie fonctionne le ‘back office’ de toutes sortes d’e-gouvernement en pratique ?

Ces trois questions seront répondues au moyen de six paquets de travail : (1) une vue générale sur les inégalités à l’égard de l’usage de l’Internet ; (2) une analyse de la manière à laquelle les organisations utilisent les TIC pour la formation de réseaux et pour la de mobilisation ; (3) une étude sur l’Internet comme instrument de campagne des partis politiques ; (4) une étude sur le rapport entre les moyens qui sont à la disposition des organisations et le succès de leur présence sur Internet ; (5) une étude comparée sur l’usage d’Internet par des organisations pour la mobilisation transnationale ; (6) une étude orientée vers la politique sur la manière à laquelle les autorités peuvent manier les formes d’e-gouvernement avec le citoyen. L’accent est mis sur une approche comparée ; la situation belge est comparée avec celle aux Etats-Unis (ou l’usage d’Internet est très fortement répandu) et au Canada (ou l’e-gouvernement est développé au plus fort).

Cette étude fait usage des compétences de tous les quatre partenaires d’étude, en ce qui concerne la mobilisation, les mouvements sociaux, l’étude des réseaux, l’impact de participation et de l’information politique, les campagnes des partis politiques, et de l’activisme transnational par des mouvements sociaux. Les données dans ce rapport sont importantes pour les responsables politiques, les responsables de la société civile, comme pour les chercheurs sur le terrain des sciences politiques et des sciences de communication.


Documentation :

Politieke mobilisatie en nieuwe communicatietechnologie: een multilevel studie van de digital divide (INTERMOB) : eindrapport  Walgrave, Stefaan - Hooghe, Marc - Bennett, Lance ... et al  Brussel: Federaal Wetenschapsbeleid, 2010 (SP2196)
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La mobilisation politique et les nouvelles technologies de communication: une étude à divers niveaux sur la fracture numérique (INTERMOB) : synthèse    Bruxelles : Politique scientifique fédérale, 2011 (SP2421)
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Politieke mobilisatie en nieuwe communicatietechnologie: een multilevel studie van de digital divide (INTERMOB) : synthese    Brussel : Federaal Wetenschapsbeleid, 2011 (SP2422)
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Political mobilization and new communication technology: a multi-level study of the digital divide (INTERMOB) : summary    Brussels : Federal Science Policy, 2011 (SP2423)
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