Notre mer... plus riche plus que vous ne le pensez
Le réseau alimentaire marin En mer comme sur terre, faune et flore sont indissociables. Dans ce contexte, le principe "manger et être mangé" constitue la base du réseau alimentaire marin. L'idée d'une chaîne alimentaire rectiligne simple – des algues grignotées par des micro-organismes flottant dans l'eau (zooplancton) ou vivant dans/sur le fond (zoobenthos), à leur tour consommés par des poissons qui sont ensuite la proie de l'homme, des oiseaux et des mammifères marins – s'avère très incomplète et est donc, en tant que telle, dépassée. En réalité, les chaînes alimentaires sont bien plus complexes et l'appellation "réseau alimentaire" est donc plus appropriée. Une chaîne alimentaire ou réseau alimentaire est subdivisé en différents niveaux trophiques. Le niveau le plus bas est composé d'algues, des plantes microscopiques qui flottent librement dans la colonne d'eau ou qui sont présentes dans la couche supérieure du sédiment. Grâce à la photosynthèse, elles sont capables de fixer le carbone – l'élément vital – et forment ainsi la base de la chaîne alimentaire. Pour leur croissance, elles ont notamment besoin de nutriments inorganiques, comme l'azote (N), le phosphore (P) ou l'acide silique (Si). Des processus d'interaction comme "manger et être mangé", la concurrence et les déplacements d'organismes, voire le cannibalisme, déterminent la place des autres organismes marins dans le réseau alimentaire. Au cours de sa vie, une espèce peut même passer par plusieurs niveaux trophiques. Prenons l'exemple du cabillaud. Il commence sa vie à l'état de larve au milieu du plancton et est alors consommé par les poissons, tels que le hareng. Une fois adulte, le cabillaud se nourrit à son tour de harengs. La chaîne des détritus ou déchets joue également un rôle important dans ce réseau alimentaire marin. Les plantes et animaux morts sont en effet consommés ou transformés par les saprophages (par ex. le crabe), les moisissures et les bactéries qui convertissent les déchets en constituants élémentaires qui peuvent de nouveau servir de nourriture aux algues. Le rôle des bactéries et virus marins a été fortement
sous-estimé jusque dans les années 1980. Avec l'arrivée
de nouvelles techniques moléculaires, il s'avère
toutefois que leur participation au réseau alimentaire
marin est bien plus importante que la décomposition et
la reminéralisation de matériaux organiques. C'est
ainsi qu'une petite cuillère d'eau de mer contient plus
de 1 million de bactéries et 10 millions de virus. A l'heure
actuelle, on intègre donc la "boucle
microbienne" dans
le réseau alimentaire classique. Les recherches scientifiques à ce sujet résoudront certainement encore de nombreuses questions à l'avenir. |
![]() |
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |








