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La Science sous la loupe... - Pou Hakanononga, le géant de l'île de Pâques

Pou Hakanononga, le géant de l'île de Pâques

Des statues géantes

Les centaines de statues colossales qui jonchent le sol de l'île de Pâques ou qui sont encore dressées sur des autels monumentaux sont appelées moai en polynésien et représentent des ancêtres. En effet, les Pascuans sont convaincus que le monde a été créé par des dieux, mais que son fonctionnement est assuré par les défunts qui organisent l'existence des vivants. Chaque clan ou chaque famille a construit un grand socle de pierre (un ahu en langue pascuane) sur lequel furent dressées une ou plusieurs statues, afin de dialoguer avec les morts. Après tout, nous faisons toujours la même chose dans nos cimetières, même si les monuments sont moins spectaculaires. Sur leurs ahu, les moai tournent le dos à la mer: ils sont là pour vivre avec leurs descendants, non pour impressionner d'hypothétiques visiteurs venus par l'océan. La taille et le poids de ces statues ont fait dire beaucoup de bêtises; certains pensent même que l'aide 'd'extra-terrestres' fut indispensable pour transporter les grands moai ! Pourtant, il n'y a guère de mystère là-dessous, sinon que les Pascuans savaient prendre le temps pour sculpter ces colosses de pierre et les déplacer sur des rondins de bois. C'est du courage qu'il leur a fallu, non des moyens extravagants!


Rapa Nui et le Rongorongo

Rapa Nui est le nom que les habitants actuels donnent à l'île de Pâques. Ce nom sert aussi à désigner la langue qui est toujours parlée par la plupart d'entre eux. À l'école ou dans les administrations, l'espagnol est la langue officielle, comme au Chili dont dépend l'île, mais dans les rues ou les maisons, le Rapa Nui reste fort utilisé. Bien avant la découverte de l'île par les Européens, les Pascuans possédaient une sorte d'écriture, appelée Rongorongo, composée d'une succession de petits dessins gravés sur des plaques de bois et qu'on ne sait plus traduire aujourd'hui.

À vrai dire, on est pas tout à fait sûr qu'il s'agisse d'une écriture au sens où nous l'entendons aujourd'hui: les signes ne représentent apparemment ni un alphabet (comme chez nous), ni des mots (comme en Chine ou au Japon, par exemple). On pense que le Rongorongo servait d'aide-mémoire pour les chanteurs ou les conteurs d'histoires, lors de cérémonies religieuses. Mais l'hypothèse est-elle exacte? Du travail reste à accomplir en ce domaine.

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