
Projet de recherche P4S/251/FADAmol (Action de recherche P4S)
Les écosystèmes d’eau douce abritent une biodiversité exceptionnelle mais comptent parmi les milieux les plus menacés de la planète. Malgré leur importance écologique, la biodiversité d’eau douce reste sous-représentée dans la recherche scientifique et les actions de conservation, notamment en raison d’informations taxonomiques encore fragmentées. Le développement de référentiels taxonomiques fiables est donc essentiels pour renforcer les bases de données sur la biodiversité et améliorer les programmes de conservation.
La Freshwater Animal Diversity Assessment (FADA) est une base de données en ligne qui compile des informations taxonomiques sur les animaux d’eau douce à l’échelle mondiale. Elle recense actuellement plus de 125 000 espèces décrites. Depuis 2023, le projet infraFADA modernise et actualise cette base de données afin qu’elle puisse servir de référentiel taxonomique pour des infrastructures internationales telles que GBIF et le Catalogue of Life.
Le projet FADAmol développera et renforcera davantage cette infrastructure de recherche en intégrant les espèces animales parasites d’eau douce, en reliant les parasites à leurs espèces hôtes et en intégrant des données moléculaires. Dans ce cadre, les données de séquences d’ADN provenant des bases de données génétiques telles que GenBank et BOLD seront assosiées aux noms d’espèces, ce qui permettra également de mieux prendre en compte lesoui espèces cryptiques.
En améliorant la qualité et l’accessibilité des données sur la biodiversité d’eau douce à différents niveaux, FADAmol soutiendra le suivi de la biodiversité, la recherche écologique et les politiques de conservation. Le projet contribue également de manière importante aux initiatives internationales en matière de biodiversité et soutient l’approche One Health en améliorant les connaissances sur la diversité des parasites et les interactions hôte-parasite. L’intégration des données de séquences d’ADN constituera également une première étape pour préparer FADAmol aux développements futurs de la recherche en biodiversité, tels que l’ADN environnemental (eDNA) et la taxonomie moléculaire.