Boussole géomantique, début XIXe siècle
Musées royaux d’Art et d’Histoire
Inv. EO.383

OBJET 3
Boussole géomantique (luopan)

Chine, district de Xin’an (province de Guangdong), vers 1900
Bois, encre, métal; inscription au revers «Xin’an Xiu yi, Wang Yangxi»
Musées royaux d’Art et d’Histoire, inv. EO.383
Provenance : Louisiana Purchase Exposition (StLouis World's Fair) 1904

La boussole se compose, au centre, d’un petit médaillon métallique (le cadran céleste) équipé d’une aiguille aimantée et protégé par une paroi en verre. Ce médaillon est encastré dans un disque de bois circulaire (le cadran terrestre), divisé ici en 22 cercles concentriques couverts d’inscriptions. Le premier cercle intérieur, par exemple, présente les huit trigrammes de Yijing (le «Livre des divinations») et le quatrième cercle extérieur les idéogrammes des cinq éléments: l’eau, le feu, le métal, le bois et la terre. Les autres cercles désignent des systèmes tels que les maisons lunaires, les constellations, etc.
Le terme chinois pour géomantique est fengshui, littéralement «vent et eau». Le fengshui a pour but d’indiquer l’emplacement idéal pour l’implantation d’une tombe, d’un bâtiment ou même d’une ville entière. Pour pouvoir le déterminer, il est également tenu compte des caractéristiques topographiques du paysage: la présence de cours d’eau, de montagnes, etc.

Le principe du magnétisme était déjà connu en Chine sous la dynastie Han et la déclinaison magnétique au XIe siècle, peut-être même plus tôt. L’invention de la boussole magnétique indiquant le sud au lieu du nord est également à mettre à l’actif des Chinois. Elle était utilisée dans la géomantique et ne fut adaptée à la navigation que plus tard. Sous la dynastie Song, elle était essentielle à l’économie chinoise et à la reconnaissance de l’Océan indien par les navigateurs chinois. La boussole magnétique fut ensuite introduite en Europe par les Arabes.



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