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Objet 21

Andreas Cellarius, Johannes van Loo,
Atlas coelestis, seu Harmonia macrocosmica (pl. 19 – Typus selenographicus lunae phases et aspectus varios adumbrans)
Gravure sur cuivre (1660)
KBR, Cartes et Plans
Inv. II 39.838 D

Gérard Mercator (1512-1594) déjà, avait formulé l’ambition de publier un atlas qui couvre l’ensemble du Cosmos et retrace son histoire. Cependant, il décéda avant de pouvoir achever cette œuvre. L’idée fût reprise par Johannes Janssonius (1588-1664), éditeur et cartographe amstellodamois. Celui-ci publia un Novus Atlas Absolutissimus, un ouvrage en 8 tomes contenant cartes terrestres, marines, des descriptions du monde antique et plans des villes. L’Harmonia Macrocosmica de l’astronome et cartographe Andreas Cellarius (1596-1665) forme le septième tome de cette œuvre. Elle paraît dans une époque d’intense exploration du ciel, de la lune et du système solaire en général.

Au travers de 218 pages et 29 planches, l’Harmonia Macrocosmica livre une histoire de l’astronomie et illustre l’univers, en suivant majoritairement la vision géocentrée  classique proposée par Ptolémée (plaçant la terre au centre). L’ouvrage ne dut avoir que peu d’intérêt pour les astronomes à l’époque. Son attrait principal résidait dans son histoire de l’astronomie ainsi que dans ses planches double-folio particulièrement détaillées et enluminées avec soin.

La planche exposée illustre, au travers de trois schémas, les différentes phases de la lune. On peut ainsi suivre sa croissance et décroissance dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le schéma principal illustre 8 « stations » de ce mouvement. La terre y occupe le centre du système avec la lune et le soleil qui tournent autours, leur trajectoire respective étant indiquée à l’aide de deux cercles. Les deux autres schémas illustrent chacun 12 (à droite) et 36 stations (à gauche). Ils sont directement copiés de la Selenographia de Johannes Hevelius (1611-1687), dont l’une des cartes de la lune est également à voir dans cette exposition. Mais il ne s’agit pas du seul emprunt de Cellarius à cet ouvrage. Ainsi, les chérubins du coin supérieur gauche chez Cellarius sont une copie exacte, mais en miroir, de ceux que l’on retrouve sur la carte de Hevelius (coin supérieur droit) ; seule le titre change.



Clarke
Mélusine : Contes de la pleine lune
Melisande : Verhalen bij volle maan
Sc : F.Gilson
Dupuis, 2002

 

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