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une approche fondée sur un réseau de chemins d’effets néfastes (AOPs) pour évaluer la perturbation du système thyroïdien chez les poissons (Fish4Thyroid)

Projet de recherche S4P/25/Fish4Thyroid (Action de recherche S4P)

Personnes :

  • Dhr.  KNAPEN Dries - Universiteit Antwerpen (Uantwerpen)
    Partenaire financé belge
    Durée: 15/12/2025-15/3/2030

Description :

Dans le domaine de la perturbation endocrinienne, il y a un besoin urgent de développer de nouvelles méthodes et stratégies d’évaluation afin d’identifier les substances susceptibles de perturber le système thyroïdien (thyroid hormone system disruption, THSD), dans le cadre des règlements REACH, CLP, pesticides et biocides. L’accent est mis sur des stratégies d’évaluation intégrées et étayées par des mécanismes biologiques, dans une approche « One Health », tout en réduisant le recours à l’expérimentation animale.

Actuellement, pour l’évaluation environnementale réglementaire des effets THSD, seules des méthodes basées sur des tests chez les amphibiens sont disponibles. De nouveaux essais in vitro et de nouvelles méthodes chez les poissons (Test Guidelines, TG), enrichies et utilisant des stades de vie protégés et non protégés, ont été développées et sont en cours de validation. Ce projet s’appuie sur ces initiatives et poursuit les objectifs suivants: (1) Développement de « New Approach Methods (NAMs) » chez les poissons pour la THSD : expansion du nombre de paramètres THSD (histopathologie de la thyroïde, mesure des hormones thyroïdiennes, inflation de la vessie natatoire, développement de l’œil) destinés à être intégrés au test de toxicité aiguë sur embryons de poisson (Fish Embryo Acute Toxicity, FET ; OCDE TG 236), par l’ajout de nouveaux critères permettant d’évaluer la neurotoxicité développementale (DNT) induite par la THSD. (2) Développement d’une méthode de mesure des hormones thyroïdiennes (3,3’,5‑triiodothyronine [T3] et thyroxine [T4]) par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse (LC‑MS/MS), dans le cadre du test FET. La mesure de faibles concentrations de T3 chez les embryons de poisson demeure en particulier un défi majeur. (3) Développement d’AOPs pour la DNT induite par la THSD, en s’appuyant sur un réseau d’AOPs existantes chez les vertébrés, afin d’évaluer dans quelle mesure l’utilisation du poisson peut être pertinente à la fois pour la santé environnementale et la santé humaine. (4) Développement d’une approche intégrée de test et d’évaluation (Integrated Approach to Testing and Assessment, IATA) pour la THSD : réalisation d’études de cas intégrant des données in silico, in vitro et issues d’essais chez le poisson pour un ensemble de substances réglementairement pertinentes, sélectionnées en collaboration avec les autorités compétentes nationales et européennes. Les données générées permettront d’une part de combler les lacunes scientifiques pour ces substances, et d’autre part de développer un arbre décisionnel, aligné sur le document « Application des critères CLP » publié récemment, afin d’évaluer les différents types de données et de conclure sur les propriétés de perturbation endocrinienne d’une substance dans les différents cadres réglementaires.

Les travaux menés dans le cadre de ce projet répondent à plusieurs fiches d’action du Plan d’action national sur les perturbateurs endocriniens (NAPED), notamment celles relatives au développement de nouvelles études scientifiques sur la THSD et à l’élaboration de nouvelles méthodes d’identification des perturbateurs endocriniens. Le projet s’inscrit dans la continuité des activités réalisées au cours des trois premières années du Partenariat pour l’évaluation des risques liés aux substances chimiques (PARC) et sera soutenu et cofinancé par trois nouvelles activités PARC menées en parallèle.