
BRUXELLES, 18/05/2026 - Demain, le 19 mai, à 05h52 heure belge, l'Agence spatiale européenne (ESA) lancera depuis Kourou, en Guyane française, la mission SMILE. Ce satellite étudiera comment le Soleil influence la Terre et ce qui se passe lorsque les vents solaires frappent notre planète. De quoi mieux protéger notre technologie, au sol comme dans l'espace. À bord : du savoir-faire belge de haut vol !
Avec un léger retard dû à un problème technique, le moment tant attendu est arrivé : SMILE partira demain pour un voyage autour de la Terre d'au moins trois ans. La Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer est la première mission qui observera simultanément l'ensemble des interactions entre le Soleil et la Terre, grâce à quatre instruments scientifiques embarqués. Ces instruments vont étudier le vent solaire, composé de particules ionisées que le Soleil envoie dans l'espace. Quand ce vent entre en contact avec le champ magnétique de la Terre, celui-ci agit comme un bouclier protecteur, mais malgré cela, ces vents peuvent perturber certaines infrastructures technologiques. Une tempête solaire constitue une véritable menace pour les satellites, les systèmes GPS, les télécommunications et les réseaux électriques. Elle peut également représenter un danger pour les astronautes en mission. Grâce aux nouvelles données collectées par SMILE, les scientifiques pourront analyser quand et pourquoi la météo spatiale pose un problème. Ils pourront aussi mieux anticiper ces perturbations à l'avenir.
Rôle belge
La Belgique apporte une importante contribution à la mission, tant pour les instruments que pour l'analyse scientifique des données. Le Centre Spatial de Liège a, par exemple, travaillé sur le développement de l’instrument ultraviolet, soutenu par la politique scientifique fédérale à hauteur de 2,3 millions d’euros. L’Université de Liège étudiera également les données de cet instrument, avec une attention particulière aux aurores polaires et au champ magnétique terrestre. L’Institut royal d'Aéronomie spatiale de Belgique (BIRA-IASB) est également partie prenante, mais pour l’instrument LIA qui mesure les propriétés du vent solaire.
Arnaud Vajda, président du comité de direction du SPP Politique scientifique (Belspo), ne cache pas sa satisfaction : « Notre pays soutient le projet à travers la technologie embarquée sur le satellite et bénéficiera également des connaissances scientifiques recueillies. Cela démontre encore une fois que la Belgique compte parmi les acteurs majeurs du spatial européen ainsi que du monde scientifique en général. »
Coopération internationale
SMILE est une mission conjointe de l’ESA et de l’Académie chinoise des sciences. Les deux partenaires fournissent à la fois la technologie et l’expertise scientifique. Des chercheurs européens et chinois analyseront ensemble les données. Une coopération qui démultiplie les retombées scientifiques de la mission et demeure indispensable pour comprendre certains processus complexes comme la météo spatiale.
Vous pouvez suivre le lancement en direct sur https://watch.esa.int/
Maxime Dechamps
Porte-parole
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maxime.dechamps@belspo.be
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