
Qui êtes-vous et que faites-vous exactement ?Je suis Sophie Pireaux et je travaille à BELSPO. Je suis responsable de la gestion et de la représentation belge au sein du programme scientifique de l’Agence spatiale européenne (ESA). Je représente la Belgique au Science Programme Commitee (SPC) de l’ESA et je suis en charge de la gestion du programme PRODEX, qui supervise le développement, les opérations et l’exploitation d’instruments et d’expériences scientifiques. Enfin, je représente également la Belgique au Conseil de l’European Southern Observatory (ESO).
Aucune journée de travail ne se ressemble. Certains jours sont consacrés principalement aux aspects
budgétaires ou au contenu, tandis que d’autres sont dédiés à la représentation de la Belgique dans
différents lieux et instances.
Voici quelques exemples de mes missions :
Ce qui me séduit particulièrement dans cette fonction, c’est la combinaison d’un environnement de travail international, de contacts fréquents avec des experts de haut niveau et une implication étroite dans le domaine spatial et la recherche de pointe. J’ai l’opportunité de soutenir la recherche et l’innovation, de contribuer à l’intérêt général et de travailler au sein d’une organisation dont les valeurs correspondent aux miennes. J’apprécie également les possibilités de télétravail, de formation et de déplacements internationaux, ainsi que la chance de parfois vivre des moments uniques, comme le lancement d’une mission spatiale ou une visite des observatoires de l’ESO au Chili.
Les aspects les moins attrayants de la fonction concernent certains dossiers politiquement sensibles, qui peuvent ralentir les processus de décision. Les nombreuses missions à l’étranger peuvent également avoir un impact sur l’organisation familiale. Il m’arrive aussi de manquer de visibilité quant aux possibilités de carrière. Enfin, la partie administrative du poste occupe une part non négligeable du temps de travail.
Je suis diplômée en sciences physiques et j’ai obtenu un doctorat en physique théorique et mathématique, avec une spécialisation dans les théories de la gravitation et de leurs tests possibles, notamment au moyen de missions spatiales. Après six années de recherche postdoctorale, j’ai souhaité, pour des raisons familiales, davantage de stabilité dans ma carrière. Parallèlement, la possibilité de soutenir la recherche depuis une fonction de politique scientifique et de gestion m’attirait fortement.
En plus des études mentionnées ci-dessus, j’ai également suivi de nombreuses formations sur des sujets variés tels que la gestion de projets et de programmes, les organisations internationales, l’Union européenne, la communication, les télécommunications par satellite et les véhicules spatiaux destinés aux expériences scientifiques.
Pour exercer cette fonction, une bonne maîtrise du néerlandais, du français et de l’anglais, une expérience en gestion de projets et de programmes, ainsi qu’une compréhension solide du fonctionnement des organisations internationales sont essentielles. Il est également indispensable d’apprécier le travail dans un environnement multiculturel et de disposer d’une base scientifique robuste afin de communiquer aisément avec les chercheurs. De fortes compétences organisationnelles, une attitude proactive et une bonne dose de dynamisme constituent aussi des atouts importants.
Il faut être dynamique : ce n’est pas une fonction pour quelqu’un qui recherche un emploi facile ou un salaire particulièrement élevé. En contrepartie, le travail est extrêmement passionnant, varié et enrichissant sur le plan du contenu, avec une combinaison unique de science, de coopération internationale et de travail stratégique.