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Space Career Profile: Sophie Pireaux

Sophie PireauxQui êtes-vous et que faites-vous exactement ?

Je suis Sophie Pireaux et je travaille à BELSPO. Je suis responsable de la gestion et de la représentation belge au sein du programme scientifique de l’Agence spatiale européenne (ESA). Je représente la Belgique au Science Programme Commitee (SPC) de l’ESA et je suis en charge de la gestion du programme PRODEX, qui supervise le développement, les opérations et l’exploitation d’instruments et d’expériences scientifiques. Enfin, je représente également la Belgique au Conseil de l’European Southern Observatory (ESO).

À quoi ressemble une journée typique pour vous ?

Aucune journée de travail ne se ressemble. Certains jours sont consacrés principalement aux aspects budgétaires ou au contenu, tandis que d’autres sont dédiés à la représentation de la Belgique dans différents lieux et instances.
Voici quelques exemples de mes missions :

  • Lire, évaluer et sélectionner les propositions de recherche dans le cadre du programme PRODEX.
  • Participer aux réunions, souvent au siège de l’ESA à Paris ou à l’ESTEC à Noordwijk (Pays-Bas). Je participe également trois fois par an au Conseil de l’ESO, parfois au siège à Garching (Allemagne), parfois dans un des États membres.
  • Visiter l’Observatoire de l’ESO au Chili tous les trois ans.
  • Assurer le suivi budgétaire des projets en cours et de l’enveloppe globale du programme PRODEX.
  • Rendre visite aux équipes de recherche des instituts et universités participant au programme PRODEX.
  • Soutenir et conseiller les entreprises belges concernant leur participation ou leur contribution aux missions scientifiques de l’ESA.
  • Participer à des ateliers et réunions programmatiques
  • Participer aux réunions de concertation internes au sein du BELSPO
  • Fournir une expertise scientifique et un appui stratégique en matière de politique spatiale pour soutenir la prise de décision politique.

Quelles sont les choses agréables dans votre travail ?

Ce qui me séduit particulièrement dans cette fonction, c’est la combinaison d’un environnement de travail international, de contacts fréquents avec des experts de haut niveau et une implication étroite dans le domaine spatial et la recherche de pointe. J’ai l’opportunité de soutenir la recherche et l’innovation, de contribuer à l’intérêt général et de travailler au sein d’une organisation dont les valeurs correspondent aux miennes. J’apprécie également les possibilités de télétravail, de formation et de déplacements internationaux, ainsi que la chance de parfois vivre des moments uniques, comme le lancement d’une mission spatiale ou une visite des observatoires de l’ESO au Chili.

Et les moins agréables ?

Les aspects les moins attrayants de la fonction concernent certains dossiers politiquement sensibles, qui peuvent ralentir les processus de décision. Les nombreuses missions à l’étranger peuvent également avoir un impact sur l’organisation familiale. Il m’arrive aussi de manquer de visibilité quant aux possibilités de carrière. Enfin, la partie administrative du poste occupe une part non négligeable du temps de travail.

Comment êtes-vous arrivé(e) là ?

Je suis diplômée en sciences physiques et j’ai obtenu un doctorat en physique théorique et mathématique, avec une spécialisation dans les théories de la gravitation et de leurs tests possibles, notamment au moyen de missions spatiales. Après six années de recherche postdoctorale, j’ai souhaité, pour des raisons familiales, davantage de stabilité dans ma carrière. Parallèlement, la possibilité de soutenir la recherche depuis une fonction de politique scientifique et de gestion m’attirait fortement.

Qu’avez-vous étudié ?

En plus des études mentionnées ci-dessus, j’ai également suivi de nombreuses formations sur des sujets variés tels que la gestion de projets et de programmes, les organisations internationales, l’Union européenne, la communication, les télécommunications par satellite et les véhicules spatiaux destinés aux expériences scientifiques.

Quelles compétences sont nécessaires pour votre métier ?

Pour exercer cette fonction, une bonne maîtrise du néerlandais, du français et de l’anglais, une expérience en gestion de projets et de programmes, ainsi qu’une compréhension solide du fonctionnement des organisations internationales sont essentielles. Il est également indispensable d’apprécier le travail dans un environnement multiculturel et de disposer d’une base scientifique robuste afin de communiquer aisément avec les chercheurs. De fortes compétences organisationnelles, une attitude proactive et une bonne dose de dynamisme constituent aussi des atouts importants.

Quel conseil souhaitez-vous absolument donner ? Cela peut concerner le métier ou être plus général.

Il faut être dynamique : ce n’est pas une fonction pour quelqu’un qui recherche un emploi facile ou un salaire particulièrement élevé. En contrepartie, le travail est extrêmement passionnant, varié et enrichissant sur le plan du contenu, avec une combinaison unique de science, de coopération internationale et de travail stratégique.